15 juin 2012

Kick-Ass Comics #1

Relaunch DC


Depuis quelques temps déjà, les adaptations de comics se multiplient au cinéma et, loin de s'adresser uniquement à une frange de fans déjà conquis, ces dernières tendent à populariser un genre parfois peu accessible. En effet, les héros de papier appartenant aux deux grandes familles de bandes dessinées américaines que sont DC et Marvel, ont connu de nombreuses péripéties et autres bouleversements depuis leur plus toute jeune création. Et si l'on rajoute à cela l'existence de différentes versions et traitements pour un même personnage, des univers parallèles, des crossover et diverses aventures hors-série échappant à la continuité officielle, on comprend alors qu'il peut sembler effrayant (ou du moins intimidant) de poser ne serait-ce qu'un bout d'orteil dans ces univers aussi complexes qu'imposants, pour tous ceux qui voudraient essayer de prendre le train en marche. J'ai moi-même longuement hésiter avant de réellement me jeter dans le bain, malgré certaines connaissances en la matière mais que je considérais (à tort) insuffisantes pour voler aux côtés des super-héros que j'admirais, étant plutôt un gros lecteur de mangas à l'origine (comme l'atteste mon ancien blog sur la culture populaire japonaise modenre)...

"F**K ! J'aurais mieux fait de devenir ninja !"

Mais l'excellent Avengers de Joss Whedon a été le petit coup de pouce qu'il me manquait pour oser franchir plus sérieusement le cap, ce film explosif étant peut-être le premier à véritablement retranscrire l'ambiance particulièrement déjantée des comics sur grand écran, nous donnant alors l'envie de retrouver ce ton frais et coloré dans des contrées imprimées toujours inexplorées. Et ça tombe plutôt bien, car l'univers "Ultimate" de Marvel prend à présent un nouveau départ (traduit par Panini et dont nous parlerons certainement dans un prochain billet) et la Distinguée Concurrence (DC) nous offre un relaunch complet sur l'ensemble de ses séries (adaptées chez un nouvel éditeur français : Urban Comics). C'est à second éditeur que nous allons ici nous intéresser, ses nouvelles publications en France apparaissant aujourd'hui, à mon humble avis, comme la plus belle des invitations à enfin se lancer ! Balayez donc d'un revers de main toutes vos craintes et venez découvrir à mes côtés un monde haut en couleurs, bourré d'action, d'énergie et de surprises toutes plus folles les unes que les autres, un monde unique et fantastique que vous souhaiterez sûrement ne plus jamais quitter !

"Let's go !"

D'une manière générale en France, les différents héros de l'univers DC sont globalement moins connus que ceux de La Maison des Idées (Marvel), que ce soit à cause de notre histoire éditoriale particulière avec le monde des comics, ou la conséquence directe du bien plus faible nombre d'adaptations cinématographiques à succès qui en sont actuellement tirées (les superbes Batman de Nolan mis à part, les fans de DC n'ont malheureusement eu qu'un pathétique Green Lantern à se mettre sous la dent dernièrement). Mais cette tendance risque enfin de s'inverser ! En septembre 2011, DC Comics a en effet lancé une opération de grande envergure aux États-Unis, pour dynamiser (voire dynamiter) ses séries habituelles et ainsi s'attirer les grâces d'un nouveau lectorat : The New 52, soit la reprise au numéro un de cinquante-deux séries de l'éditeur ! Et fin mai 2012, les petits frenchies d'Urban Comics (nouvelle filiale des éditions Dargaud) nous offrent à notre tour l'occasion de profiter de ce monumental et historique redémarrage, au travers de trois magazines mensuels contenant quatre séries chacun. Avec les bien nommées DC Saga, Batman Saga et Green Lantern Saga, vous pourrez donc découvrir pas moins de douze séries DC triées sur le volet, et à partir du tout premier épisode qui plus est. Pour ne rien gâcher, ces nouvelles publications sont en sus agrémentées de nombreuses et complètes notices explicatives, clairement destinées aux novices (ce qui excusera par ailleurs la présence de certaines coquilles peu gênantes dans ces dernières). Je vous le disais : c'est définitivement l'occasion rêvée pour se lancer !

"Back in time!"

Et pour motiver les derniers indécis, je vous invite à me suivre dans cette découverte du passionnant univers DC, en vous proposant ici-même un compte-rendu de lecture intégral de la toute première fournée récemment publiée. Je continuerai dans ce sens, mois après mois, chapitre après chapitre, en espérant que ces articles deviendront peut-être un convivial lieu de partage entre nouveaux passionnés. Commençons donc par détailler la revue DC Saga, comprenant les premiers chapitres des nouveaux Justice League, Superman, Flash et Supergirl.
 
Le magazine s'ouvre donc sur le splendide Justice League de Geoff Johns (scénario) et Jim Lee (dessin), où l'on découvre un Green Lantern des plus arrogant, en train de jeter des piques à un Batman aussi classe que d'habitude. Les deux héros se rencontrent pour la première fois et partent à la recherche d'un certain et inconnu "Superman", en enquêtant sur une mystérieuse menace extraterrestre. C'est vif, mouvementé et rythmé, sans pour autant nous donner l'impression que la vingtaine de pages que l'on a rapidement dévorées ne nous ont finalement rien raconté. Les dessins sont fantastiques et les couleurs explosent la rétine comme un feu d'artifice psychédélique, ce dont un découpage spacieux faisant la part belle aux pleines pages nous permet de profiter pleinement tout du long. Une très bonne introduction en somme, aussi efficace que visuellement impressionnante !


On enchaîne sur le Superman de George Pérez (scénario) et Jesus Merino (dessin), dont le graphisme moins tape à l’œil reste très maîtrisé et s'adapte parfaitement à une histoire plus verbeuse et développée. On pourrait reprocher au titre une narration d'apparence un peu vieillotte, mais celle-ci sonne en vérité comme un hommage à l'âge d'or des comics et se justifie par un twist final des plus habiles. Surtout, les personnages sont bien caractérisés et ancrés dans la réalité, avec une réflexion sur l'évolution actuelle des médias, dont le débat opposant modernité aguicheuse et classicisme plus profond se retrouve au sein de la relation entre un Clark Kent effacé et une Lois Lane plus femme d'affaires que jamais (ce qui semble également faire écho aux intentions de George Pérez dans l'orientation qu'il donne ici aux exploits de "l'homme d'acier"). Une agréable surprise qui, je l'espère, continuera de développer une histoire vraiment intéressante sur le long terme, tout en conservant cette attention particulière aux personnages et à leur traitement.

 
Le troisième titre de ce DC Saga met en scène un de mes héros de comics préférés, tous éditeurs confondus (et honteusement encore absent au cinéma) : Flash. Cette version de Francis Manapul (scénario et dessin) et Brian Buccelato (scénario et couleur) nous offre une esthétique et un découpage extrêmement clairs, avec des couleurs pastel du plus bel effet et une impression de vitesse très bien rendue lors des mouvements ultra-rapides de "l'éclair écarlate". L'histoire est agréable à suivre et promet quelques surprises, avec l'esquisse d'un triangle amoureux et des révélations sur le passé de Barry Allen en toile de fond. Un vraie lecture-plaisir !

 


Enfin, Supergirl, du duo Michael Green/Mike Johnson (scénario) et Mahmud Asrar (dessin), clôture énergiquement ce premier numéro, avec une introduction pleine d'action. Si la lecture est rapide, la perte de repères de la belle et jeune kryptonienne échouée sur Terre est judicieusement retranscrite et exploitée, avant que la dernière page nous offre une rencontre, certes attendue, mais des plus prometteuses pour la suite de l'aventure. Un découpage dynamique et un dessin plus que sympathique complètent cet agréable tableau, dont le costume sexy de notre héroïne s'avère être la cerise sur le gâteau !


"Eh, c'est Christian Bale ! Un autographe, Christian ! Please !"
  
Attaquons-nous maintenant au magazine qui devrait intéresser le plus de monde, au vu de la grande et indémodable popularité de son iconique justicier masqué : Batman Saga, dont l'actuel numéro nous présente les premiers chapitres de Batman, Detective Comics, Batman & Robin et Batgirl.


N'y allons pas par quatre chemins : le Batman de Scott Snyder (scénario) et Greg Capullo (dessin), qui ouvre la marche de cette revue, est une pure tuerie ! Les sublimes dessins de Capullo, connu pour avoir longtemps officié sur le célèbre Spawn de Todd McFarlane, siéent à merveille à l'ambiance sombre et sordide de Gotham. La ville est d'ailleurs au centre d'une histoire commençant sur les chapeaux de roue, avec l'ombre d'un nouvel ennemi machiavélique accompagnée d'une menace de mort imminente sur la personne de Bruce Wayne, le tout débouchant sur une dernière page ne nous donnant plus qu'une seule envie : lire la suite au plus vite ! La narration est de plus très travaillée, portée par un texte finement tourné et des petites idées judicieusement amenées (comme la surprenante apparition du Joker ou l'identification faciale par ordinateur utilisée par Bruce, permettant d'introduire rapidement les personnages importants auprès des néophytes). C'est simple : c'est un sans faute !


La deuxième série de la revue, Detective Comics, met également en scène la plus grosse et taciturne des chauve-souris. Tony Daniel (scénario et dessin) nous offre une vision plus gore et explosive du héros nocturne, dans un duel musclé avec un Joker aussi cinglé qu'à l'accoutumée. Visuellement, c'est véritablement impressionnant, et l'on ressent immédiatement tout l'amour que porte l'auteur à son personnage principal légendaire (notamment sur une double page bluffante). Son Batman aux traits durs et inexpressifs met volontairement en valeur l'aspect héroïque et quasi-fantastique du "chevalier noir", ce qui n'est pas pour me déplaire (on n'aperçoit Bruce Wayne sans son masque sur une seule petite case, complètement immergée dans la profonde noirceur de la Batcave). Sans atteindre la maîtrise narrative du précédent titre, l'histoire arrive aussi à nous happer et la dernière image de l'épisode, tout bonnement saisissante et effrayante, finit d'éveiller notre intérêt.
  

On continue avec Batman & Robin, de Peter Tomasi (scénario) et Patrick Gleason (dessin), qui s'intéresse plus spécialement à la relation entre les deux coéquipiers. Surtout qu'ici, l'enfant sous le masque de Robin n'est autre que Damian, fils de Bruce Wayne et Talia al Ghul (fille de Ra's al Ghul, ancien ennemi de Batman) ! Ce qui nous réserve des dialogues père-fils plutôt savoureux, parfois drôles et souvent très justes sur l'éternel conflit parent-enfant, notamment sur des questions éthiques où l'on devine l'influence négative des origines "maléfiques" du jeune Damian. Les dessins sont net et précis, mélangeant un aspect presque cartoon à des aplats noirs écrasants, dans un découpage clair et aéré offrant une très bonne lisibilité. Un style esthétique dont je suis personnellement ultra-fan, pour l'une des séries qui se trouve indéniablement dans le haut du panier.


Dernière bande dessinée proposée par le magazine, Batgirl, de Gail Simone (scénario) et Ardian Syaf (dessin), est la seule à laisser notre Batounet préféré de côté, pour se focaliser sur la séduisante rouquine qu'est Barbara Gordon, fille du commissaire Gordon le jour et justicière un peu rouillée la nuit. En effet, l'histoire nous présente une Batgirl se remettant difficilement d'un ancien traumatisme et dont la reprise de service s'avèrera être tout sauf une banale promenade de santé. Cette description d'une héroïne profondément humaine et fragile, ressentant vraiment la peur et la douleur, apparaît alors comme un point de vue original et l'intérêt principal de cette série, compensant pour le coup son graphisme moins marquant que celui des autres aventures présentes à ses côtés (plus à cause des couleurs que du dessin lui-même, à mon avis). Dans ce sens, la fin de l'épisode en étonnera plus d'un, dans sa manière de suivre ce concept et ses conséquences jusqu'au bout, sans aucune concession.


"Toi, t'as pas une gueule de porte-bonheur..."

Last but not least, nous clôturons ce premier compte-rendu de lecture avec l'excellent Green Lantern Saga. Si la galaxie des "lanternes vertes" (c'est sûr, ça fait moins classe dit comme ça) a malheureusement subi l'outrage d'une adaptation cinématographique complètement ratée, elle reste néanmoins l'une des facettes les plus captivantes et étonnantes de l'univers DC. C'est ce que vous découvrirez à n'en pas douter en dévorant les premiers chapitres de Green Lantern, Green Lantern Corps, Les Nouveaux Gardiens et Red Lantern.
 

On débute donc avec le Green Lantern de Geoff Johns (scénario) et Doug Mahnke (dessin), qui nous présente un Hal Jordan se voyant dépossédé de ses pouvoirs de Green Lantern, son précieux anneau vert ayant été confisqué par les Gardiens de l'univers et remis entre les mains de son ancien ennemi juré : Sinestro ! Un découpage agréable va alors nous faire suivre, en parallèle, les déboires et remises en question des deux personnages face à cette étrange et nouvelle situation, qui débouchera d'ailleurs sur un surprenant retournement de situation. Graphiquement, c'est au top, avec des traits précis et un encrage très sombre, contrastant harmonieusement avec des couleurs aussi vives que réussies. Tout simplement le début de ce qui s'annonce être une fantastique série.



Green Lantern Corps, de Peter J. Tomasi (scénario) et Fernando Pasarin (dessin), met en scène deux autres Lantern originaires de notre belle planète bleue : John Stewart, au tempérament calme et sérieux, et Guy Gardner, véritable tête brûlée aimant bien se la raconter (attitude qui en fait d'ailleurs l'un de mes héros galactiques préférés). Les dessins sont superbes et la colorisation, jouant beaucoup sur les effets d'ombres et de lumière, donne une belle impression de volume à l'ensemble. L'histoire s'intéresse dans un premier temps à la vie terrestre des deux justiciers, celle-ci s'avérant assez compliquée pour eux qui n'ont jamais caché leur véritable identité. Leur caractérisation et dialogues sont des plus maîtrisés, créant rapidement un vrai lien de sympathie entre nous et cet atypique duo, avant de nous envoyer à leurs côtés dans l'espace infini, où plane une inquiétante menace non-identifiée. Et pour couronner le tout, le récit n'est pas avare en passages plutôt gores ! Définitivement une très bonne pioche.


Les Nouveaux Gardiens, de Tony Bedar (scénario) et Tyler Kirkham (desin), s'attarde sur le dernier des Green Lantern terriens : Kyle Rainer. Après un bref flashback sur l'obtention de ses pouvoirs, celui-ci se retrouve embarqué au milieu d'une surprenante agitation : des membres des autres corps de lanternes (il existe des corps de différentes couleurs symbolisant différentes émotions, telles que le vert pour la volonté ou le jaune pour la peur) perdent subitement leurs anneaux, qui se dirigent alors tous vers leur unique nouveau maître : Kyle Rainer lui-même ! Il est trop tôt pour savoir où tout cela va réellement nous mener, mais si jamais Kyle se retrouve par la suite en possession des divers anneaux et pouvoirs qui y sont rattachés, ça promet ! Quant à l'aspect visuel, Les Nouveaux Gardiens est certainement le titre le plus flashy de la revue, avec des couleurs lumineuses habillant parfaitement des dessins de très bonne facture. Vivement la suite !


On termine avec Red Lantern, de Peter Milligan (scénario) et Ed Benes (dessin). Comme son nom l'indique, la série se concentre sur le corps des "lanternes rouges" (couleur associée à la "rage"), dirigé par le hargneux Atrocitus qui, comme son nom l'indique aussi, n'est pas vraiment là pour enfiler des perles. Ayant perdu sa motivation première qui était de se venger de Krona, ex-Gardien exterminateur de son peuple (que Hal Jordan élimina à sa place), la rage d'Atrocitus commence alors à faiblir, risquant dangereusement d'amener ses soldats à se retourner contre lui. On découvre aussi d'un autre côté, sur Terre, deux frères dont le destin sera certainement intimement lié à celui de ces Red Lantern... Une aventure sanglante tournant autour du thème de la vengeance, avec des dessins efficaces, un design original (j'adore le chat d'Atrocitus) et une ambiance particulièrement sombre et mature : que du bon !

"Miaou !"

Pour finir, voici deux petits conseils pour tous ceux que cet article aurait peut-être motivés à se procurer ces passionnantes bandes dessinées : en premier lieu, je vous encourage vivement à lire les deux volumes de Green Lantern Showcase (également publiés chez Urban Comics), qui vous introduiront de manière complète l'univers riche et parfois complexe de la fameuse saga space opera de DC, en vous contant l'épique Guerre des Green Lantern, dont la résolution sous un nouveau statut quo sert notamment de base directe à Green Lantern et Red Lantern. Ensuite, même si les trois séries principales de ces magazines (soit Justice League, Batman et Green Lantern) sont également publiées en tomes reliés, je vous conseille fortement de plutôt suivre celles-ci dans leurs versions mensuelles, découvrant ainsi d'autres très bonnes séries et préservant le plaisir/frustration lié à l'attente du prochain chapitre, partie intégrante de l'expérience comics à mon sens. Bonne lecture à tous !

2 commentaires:

  1. Sans le vouloir, tu pointes bien du doigt le défaut de la "renaissance" DC Comics : ses plus gros titres, confiés aux principaux auteurs maison, contiennent des histoires très classiques pensées pour attirer de nouveaux lecteurs. Je ne suis pas un nouveau lecteur, donc en dehors de l'excellente série Wonder Woman, les gros titres m'ont vraiment laissé de marbre.

    A l'inverse, les titres moins populaires laissent plus de liberté aux auteurs, et nous nous trouvons avec des séries qui m'accrochent tout de suite beaucoup plus ; dans les magazines de Urban Comics, j'ai largement préféré Batgirl et Supergirl aux aventures de Batman et Superman !

    Le "soucis", c'est que Urban Comics ne pouvant pas sortir la soixantaine de nouveaux titres - 52 est en un chiffre en dessous de la réalité, utilisé car renvoyant à une ancienne saga DC - il se concentre sur les gros titres, donc sur le nouveau lectorat. Je me sens un peu laissé de côté...

    Heureusement, mon vendeur de comics fait de l'import ! A moi Worlds Finest, Dial H for Hero, et - dans une autre optique - Minutemen. Miam !

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  2. Frérot, je crois que tu viens de me motiver à me lancer ! Je pense aller me récup ça demain au premier bureau de press que je trouverais ^^ Thanks pour l'article vraiment motivant, ça donne bien envie ! Et tu peux aussi préciser que ces reboot sont 100% dénués de tout slip, Superman sans son slip rouge, un soi-disant sacrilège pour les fanboy, annonçant donc le Superman de Nolan et Snider qui je l'expère va déchirer la gueule (pour peu que Nolan ai dit à Snyder "tu gères juste la caméra, laisse-moi faire pour l'histoire... ah ouais et stop le slow-mo permanent Zack... et ça sera très bien") :D

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